outrage


outrage

outrage [ utraʒ ] n. m.
• 1080; de 2. outre
1Offense ou injure extrêmement grave (de parole ou de fait). affront, injure, insulte, offense. « Ce manque de parole au rendez-vous lui semblait un outrage » (Flaubert). Venger, laver un outrage. Faire outrage à qqn. outrager. Je ne lui ferai pas l'outrage de le soupçonner. Me reprochant « d'avoir, en de faciles amours, fait outrage à sa mémoire » (Nerval).
Loc. Vieilli ou plais. Les derniers outrages : le viol. Faire subir à une femme les derniers outrages, la violer.
Fig. et littér. atteinte, dommage, 1. flétrissure, tort. Les outrages du temps. « Pour réparer des ans l'irréparable outrage » (Racine).
2Dr. Délit par lequel on met en cause l'honneur d'un personnage officiel (magistrat, etc.) dans l'exercice de ses fonctions. Outrage par paroles, gestes, menaces, écrits ou dessins. Outrage à magistrat. Jérôme Crainquebille « fut traduit en police correctionnelle pour outrage à un agent de la force publique » (France).
3Par ext. Acte gravement contraire (à une règle, à un principe). violation. Outrage à la raison, au bon sens.
Dr. Outrage aux bonnes mœurs : discours, écrit ou publication obscène ou contraire aux bonnes mœurs. Journal poursuivi pour outrage aux bonnes mœurs. Outrage public à la pudeur : fait matériel de nature à choquer la pudeur de la personne qui en est le témoin. ⇒ attentat (aux mœurs).

outrage nom masculin (de outre 1) Offense extrêmement grave, constituant une atteinte à l'honneur, à la dignité ; affront, injure : Venger un outrage. Action ou parole tout à fait contraire à une règle, à un principe ; atteinte : Outrage à la pudeur. Parole, geste, menace, écrit ou dessin, envoi d'objet, de nature à porter atteinte à la dignité ou au respect dus à un magistrat, à une personne siégeant dans une juridiction, à un dépositaire de l'autorité ou de la force publique dans l'exercice de ses fonctions, à une personne chargée d'une mission de service public, et qui constituent une infraction. (L'outrage fait au président de la République, délit d'offense, est réprimé par la loi du 29 juillet 1881.) ● outrage (citations) nom masculin (de outre 1) Pierre Corneille Rouen 1606-Paris 1684 Ce n'est que dans le sang qu'on lave un tel outrage ; Meurs ou tue […]. Le Cid, I, 5, Don Diègue Gustave Flaubert Rouen 1821-Croisset, près de Rouen, 1880 Académie française, 1880 Il y a des outrages qui vous vengent de tous les triomphes, des sifflets qui sont plus doux pour l'orgueil que des bravos. Correspondance, à Louise Colet, 1852 François de Malherbe Caen 1555-Paris 1628 Je suis vaincu du temps ; je cède à ses outrages. Odes Jean Racine La Ferté-Milon 1639-Paris 1699 Même elle avait encor cet éclat emprunté Dont elle eut soin de peindre et d'orner son visage, Pour réparer des ans l'irréparable outrage. Athalie, II, 5, Athalie Edgar Allan Poe Boston 1809-Baltimore 1849 Toute pensée, en un mot, était ressentie par eux comme un outrage personnel. All thought, to be brief, was very properly resented as a personal affront to themselves. Eureka outrage (expressions) nom masculin (de outre 1) Littéraire. Derniers outrages, injure la plus grave qu'on puisse faire. Faire subir les derniers outrages à une femme, la violer. Littéraire. Les outrages du temps, les infirmités de l'âge. ● outrage (synonymes) nom masculin (de outre 1) Offense extrêmement grave, constituant une atteinte à l'honneur, à la...
Synonymes :
Action ou parole tout à fait contraire à une règle...
Synonymes :

outrage
n. m.
d1./d Injure grave, de fait ou de parole.
|| Par euph. Faire subir les derniers outrages à une femme, la violer.
|| Fig. Faire outrage à la raison, à la morale, faire, dire qqch qui y soit contraire.
d2./d DR Injure grave commise envers un personnage officiel dans l'exercice de ses fonctions. Outrage à magistrat.
|| Outrage aux bonnes moeurs: délit consistant à porter atteinte à la moralité publique par des paroles, des écrits, etc., contraires à la décence.
|| Outrage public à la pudeur: délit consistant en un acte volontaire de nature à blesser la pudeur de ceux qui, même fortuitement, en ont été témoins.

OUTRAGE, subst. masc.
A. —1. Offense, injure grave de fait ou de parole. Synon. affront, insulte. Outrage cruel, odieux; endurer, essuyer, laver, recevoir, subir, venger un outrage; abreuver, accabler qqn d'outrages, des pires, de tous les outrages; obtenir, réclamer satisfaction des outrages subis. Quand un outrage est public, une femme aime à l'oublier, elle a des chances pour se grandir, elle est femme dans sa clémence; mais les femmes n'absolvent jamais de secrètes offenses (BALZAC, Langeais, 1834, p.233). Pourquoi dis-tu sans cesse que j'aime le clinquant, le chatoyant, le pailleté! Poète de la forme! C'est là le grand mot à outrages que les utilitaires jettent aux vrais artistes (FLAUB., Corresp., 1846, p.321):
1. L'outrage est essentiellement une opération où il n'y en a qu'un qui sait au juste qui outrage, qui est outragé et s'il y a outrage: c'est celui qui outrage. L'outrage est une opération essentiellement volontaire, intentionnée (...). Je n'ai jamais outragé de gaieté de coeur. Je sens, je sais trop bien tout ce qu'il y a d'impie dans tout outrage, même juste, même inévitable, même commandé, même dû.
PÉGUY, V.-M., comte Hugo, 1910, p.662.
Faire outrage à qqn. Il ne la prostituait pas (...). Il ne l'a pas vendue. En l'accusant de ce crime grossier, vulgaire, on lui fait outrage. C'était un puriste au contraire, un délicat, un gourmet, si vous voulez. Non, il ne la vendait pas. Il la donnait à son domestique (CAMUS, Requiem, 1956, 2e part., 4e tabl., p.873).
Outrage à + subst. (désignant une qualité, un sentiment, etc.) + de qqn. Outrage à la dignité, à l'honneur de qqn. Sur ses paupières qui se fermèrent soudain, je mis des baisers... des baisers... des baisers... tant et plus. (...) je passai des yeux à la bouche (...) elle ne résista pas trop, et quand nous nous regardâmes de nouveau, après cet outrage à la mémoire du capitaine tué au Tonkin, elle avait un air alangui, attendri, résigné, qui dissipa mes inquiétudes (MAUPASS., Contes et nouv., t.1, Tombales, 1881, p.1212).
Le/les dernier(s) outrage(s). L'offense la plus grave qui puisse être faite. Ne s'en prenait-on pas aussi à la Chambre des Pairs? On était furieux de son audace. L'audace de la Chambre des Pairs! Certes, c'était là le dernier outrage et la dernière injustice qu'elle eût dû s'attendre à éprouver de l'opinion (CHATEAUBR., Mém., t.3, 1848, p.630). L'homme est investi de bien d'autres droits. Il peut déshonorer sa femme, la faire mettre en prison, et la condamner ensuite à rentrer sous sa dépendance, à subir son pardon et ses caresses! S'il lui épargne ce dernier outrage, le pire de tous, il peut lui faire une vie de fiel et d'amertume (SAND, Hist. vie, t.4, 1855, p.393).
En partic. Faire subir les derniers outrages (à une femme). Imposer à une femme, et contre son gré, des relations sexuelles. Les femmes, après avoir essuyé les derniers outrages, furent égorgées (CHATEAUBR., Mél. hist., 1827, pp.362, 363). Nous avons à peine douze rêves d'adultère et, chose incroyable, peut-être jamais vue dans les annales de Dulcène, aucun homme n'a rêvé qu'il faisait subir les derniers outrages à sa belle-mère (AYMÉ, Puits, 1932, p.136).
Au fig. et p.métaph. Tort, dommage causé par manque de respect. Regarde comme une chose horrible de changer, d'omettre quelque chose dans la musique des bons compositeurs, ou d'y introduire des ornements nouveaux et à la mode. C'est le plus grand outrage que tu puisses faire à l'art (TAINE, Notes Paris, 1867, p.93). On a fait d'horribles outrages à des mélodies dignes de tous les respects (BERLIOZ, Souv. voy., 1869, p.175). Aucun outrage ne lui a été épargné [à la Cène de Vinci], et cependant son ombre seule suffit pour éclipser tous les chefs-d'oeuvre (GAUTIER, Guide Louvre, 1872, p.207).
2. DR. Délit commis par une personne qui (par parole, geste, menace, écrit ou dessin) met en cause l'honneur d'un personnage officiel ou exprime son mépris à l'égard d'un dépositaire de l'autorité ou de la force publique dans l'exercice de ses fonctions. Outrage envers les dépositaires de l'autorité et de la force publique; outrage à un agent, à des représentants de la force publique dans l'exercice de ses/leurs fonctions. Maître Chevassut (...) fit (...) chercher des sergents, auxquels il abandonna son homme [Eustache] sous la double accusation de meurtre en duel et d'outrages manuels à un magistrat (NERVAL, Nouv. et fantais., 1855, p.227). La semaine dernière, on avait condamné pour outrages au roi, un nommé Rouget (FLAUB., Éduc. sent., t.2, 1869, p.81).
B. — 1. a) Acte ou parole portant gravement atteinte à une règle, un principe généralement admis et respecté. Outrage aux bienséances, au bon sens, à la morale, à la raison, à la vertu. Il se faisait par-ci par-là quelques outrages à la pudeur, dans des repas où l'on dépassait fréquemment les bornes de la tempérance, sur des lits où les deux sexes étaient mêlés (BRILLAT-SAV., Physiol. goût, 1825, p.270). Craindre le plaisir et fuir la volupté m'eût paru le plus abject outrage qu'on pût faire à la nature (A. FRANCE, Île ping., 1908, p.165). Cette machine [l'argent] ils [les grands] la possèdent en maîtres, et voici ce qu'ils en font: des carrières qui les déforment, des affaires qui sont un outrage à l'esprit (LARBAUD, Enfantines, 1918, p.195).
b) DROIT
Outrage aux (bonnes) moeurs. Délit pénal consistant à porter atteinte à la moralité publique par la parole, les écrits. Prévenu «pour outrage aux moeurs et à la morale publique», deux aimables synonymes, qui font deux chefs d'accusation. Moi, j'avais à mon compte un troisième outrage: «et à la morale religieuse», quand j'ai comparu devant la huitième chambre avec Madame Bovary (FLAUB., Corresp., 1880, p.396):
2. ... la poursuite, qui allait nous faire comparaître en police correctionnelle et nous salir d'une accusation et sans nul doute d'une condamnation pour outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs, devant une justice sans écho et dont l'arrêt serait seul publié et mentionnerait le genre de notre outrage à peine suffisamment pour nous différencier d'un pédéraste ou d'un frère ignorantin ayant attouché des petits garçons.
GONCOURT, Journal, 1853, p.88.
Outrage public à la pudeur. ,,Délit pénal consistant en un acte matériel offensant pour la pudeur des personnes qui en sont témoins`` (BARR. 1974). Synon. attentat (à la pudeur). L'article 330 punit de trois mois à deux ans quiconque s'est rendu coupable d'outrage public à la pudeur; je le connais aussi bien que vous (COURTELINE, Article 330, 1900, p.278). Le sujet peut se déshabiller dans un salon ou un hall de gare et plier soigneusement ses vêtements sans avoir conscience de ce qu'il exécute. Ces faits doivent être bien connus car le malade n'est pas responsable de ses actes et ne relève évidemment pas des poursuites judiciaires qui peuvent en résulter lorsqu'il est accusé d'outrages publics à la pudeur ou aux bonnes moeurs (QUILLET Méd. 1965, p.334).
2. Littér. Tort, dommage, atteinte physique causé(e) aux êtres ou aux choses. Le parc de Sainte Sévère, avec ses beaux chênes seigneuriaux qui n'avaient jamais subi l'outrage de la cognée, se représentait à ma pensée pendant que je regardais les arbres du désert (SAND, Mauprat, 1837, p.208).
En partic. Outrages (du temps, de la vieillesse). Infirmités dues à l'âge. Elzelina s'éveilla soudainement et pleinement (...) dans sa peau à laquelle les années n'avaient pas épargné quelques menus outrages (ARNOUX, Roi, 1956, p.164):
3. Au soleil, je me suis trouvé éraillé et écaillé. L'astre du jour est implacable pour les outrages du temps; il les révèle avec une franchise féroce. On ne se doute de l'étendue de ses propres avaries, que sous l'éclatante lumière d'une belle après-dînée.
AMIEL, Journal, 1866, p.497.
[P.allus. au vers de Racine (Athalie, II, 5) : Pour réparer des ans l'irréparable outrage] «Du temps injurieux l'irréparable outrage» s'acharne sur l'oeuvre une fois commencée (AMIEL, Journal, 1866 p.69). Toutes ces assurances prises contre «l'irréparable outrage» (DUHAMEL, Terre promise, 1934, p.115).
Prononc. et Orth.:[]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist.1. a) ) Ca 1100 ultrage «parole contraire à l'honneur d'un chevalier» (Roland, éd. J. Bédier, 1106); ) ca 1140 faire outrage «offenser» (Pèlerinage Charlemagne, éd. G. Favati, 686); ca 1165 outrage «offense, injure» ([CHRÉTIEN DE TROYES], Guillaume d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 2322); b) 1620 littér. «dommage, tort causé aux choses» (MALHERBE, Poésies, éd. J. Lavaud, t.1, p.130, 8: Je sçay que les ans lui mettront Comme à toy les rides au front, Et feront à sa tresse blonde Mesme outrage qu'à tes cheveux); 2. 1535 [éd.] «acte gravement contraire à une règle, à un principe» (OLIVETAN, Bible, Ez. chap.22, f° 41 r°, F: Les sacrificateurs ont faict oultrage a ma loy); 3. dr. a) 1810 outrage commis envers les dépositaires de l'autorité ou de la force publique (Code pénal, art.222-223, t.2, p.158); b) 1810 outrage à la pudeur (ibid., art.330, t.2, pp.223-224). Dér. de outre2; suff. -age. Fréq. abs. littér.:822. Fréq. rel. littér.:XIXe s.: a) 1833, b) 1119; XXe s.: a) 1463, b) 446.

outrage [utʀaʒ] n. m.
ÉTYM. 1080, ultrage, Chanson de Roland; de 2. outre, d'où le sens d'« excès », fréquent en ancien français.
1 Littér. ou style soutenu. Offense ou injure extrêmement grave (de parole ou de fait). Affront, avanie (cit. 1), indignité, injure, insulte, offense. || Outrage inouï (→ Muet, cit. 6), cruel, sanglant. || Accabler (cit. 17) qqn d'outrages. || Un débordement d'outrages immondes (→ Insulte, cit. 7). || Recevoir, essuyer (→ Opprimer, cit. 7), subir, souffrir (→ Naître, cit. 7) un outrage. || Demeurer ferme sous les outrages (→ Émouvoir, cit. 23). Attaque, coup. || Prêcher le pardon des outrages (→ Christianisme, cit. 3). || Tirer vengeance d'un outrage; venger, laver (→ Arrogant, cit. 6, Corneille) un outrage.Les outrages ne sont rien… (→ Injustice, cit. 11, Rousseau). — ☑ Loc. Faire outrage à qqn, l'outrager. Par ext. || Faire outrage à la mémoire (→ Facile, cit. 31), à l'honneur de qqn.Outrage à la divinité. Blasphème, sacrilège (→ Endiablé, cit. 2).
0.1 Dubourg n'en devint que plus insolent; il m'accusa des torts de sa faiblesse (…) voulut les réparer par de nouveaux outrages et des invectives encore plus mortifiantes; il n'y eut rien qu'il ne me dit, rien qu'il ne tenta, rien que la perfide imagination, la dureté de son caractère et la dépravation de ses mœurs ne lui fit entreprendre.
Sade, Justine…, t. I, p. 27.
1 Paris ressentit vivement l'outrage fait à sa cocarde; on disait qu'elle avait été ignominieusement déchirée, foulée aux pieds.
Michelet, Hist. de la Révolution franç., II, VIII.
2 Elle venait de partir exaspérée. Elle le détestait maintenant. Ce manque de parole au rendez-vous lui semblait un outrage (…)
Flaubert, Mme Bovary, III, VI.
3 Or, plus graves étaient les outrages dont il l'abreuvait, plus l'altière Marie-Louise se sentait devenir la chose de ce mari infâme.
Pierre Benoit, Mlle de la Ferté, p. 295.
Spécialt. (Vieilli ou plais.).Les derniers outrages : des relations sexuelles imposées (par un homme). || Faire subir à une femme les derniers outrages. Viol.
Fig., poét. Atteinte, dommage, tort.Les outrages du temps : les infirmités de l'âge, de la vieillesse (→ 1. Flétrir, cit. 3). || « Pour réparer des ans (cit. 19) l'irréparable outrage » (Racine).
2 Outrage à… (et un nom désignant une abstraction). Acte gravement contraire à une règle, à un principe. Violation. || Outrage à la raison, au bon sens, à la vertu. || Outrage à l'idée de beauté (→ Humoristique, cit.).Faire outrage à la morale publique, aux bienséances (→ Légitimation, cit. 3).
4 Arrière ces éloges lâches, menteurs, criminels, qui faussent la conscience publique, qui débauchent la jeunesse, qui découragent les gens de bien, qui sont un outrage à la vertu et le crachement du soldat romain au visage du Christ !
Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, t. VI, p. 307.
3 Dr. a Délit par lequel on met en cause l'honneur d'un personnage officiel (magistrat, etc.) dans l'exercice de ses fonctions. || Outrages envers les dépositaires de l'autorité et de la force publique (Code pénal, art. 222 et suiv.). || Outrage par paroles, gestes, menaces, écrits ou dessins. || Outrage à magistrat.
5 L'outrage par paroles peut consister non seulement dans l'émission de mots, mais dans celle de cris d'animaux, de sifflets (…), de huées, de vocifération et, d'une façon générale, dans toute émission de voix, même non articulée.
Dalloz, Nouveau répertoire, Outrage, no 13.
6 Jérôme Crainquebille, marchand ambulant, connut combien la loi est auguste, quand il fut traduit en police correctionnelle pour outrage à un agent de la force publique.
France, Crainquebille, I.
b (1810). || Outrage à (qqch.). || Outrage aux bonnes mœurs. || Poursuivre un journal pour outrage aux bonnes mœurs (Code pénal, art. 183 et suiv.).
Outrage public à la pudeur (Code pénal, art. 330). Attentat (aux mœurs).
7 Quand la victime de sa brutalité eut repris connaissance, elle fit sa déclaration. L'autorité verbalisa. Et le pauvre mercier ne put regagner son domicile que le soir, sous le coup d'une poursuite judiciaire pour outrage aux bonnes mœurs dans un lieu public.
Maupassant, Contes de la Bécasse, « Ce cochon de Morin ».
8 — Vous savez, dit Narcense, je ne suis pas un quelconque criminel. Je n'ai commis aucun crime, malgré la boue de mes souliers. Tout au plus, outrage aux mœurs.
R. Queneau, le Chiendent, p. 34.
Milit. || Outrage envers un supérieur, à l'armée, au drapeau, envers un inférieur (Code de Justice militaire).
CONTR. Bienfait, compliment.
DÉR. Outrager, outrageux.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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